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Jeunesse en mouvement
Vitrolles : retour vers le futur
Ce que racontent les Vitrollais suffit à faire froid dans le dos : une ville proche de l’émeute où un couvre- feu officieux a même été instauré. “Il n’était pas possible de sortir après 20h00 sous peine de se faire agresser et la police ne faisait rien” nous explique une habitante. Après les élections de 1997, la mairie FN avait procédé à une purge massive dans ses services et avait ainsi licencié toute personne dont l’idéologie n’était pas la leur (avant d’être condamnée par le tribunal administratif de Marseille).
Villeneuve de Grenoble
Dans un quartier marqué par de récentes émeutes, les marcheurs du Tour de France de l’Égalité rendaient visite aux potes Grenoblois au cœur du quartier de la Villeneuve, à la MJC Prémol. En présence de Linda el Haddad, élue à la Ville de Grenoble, le débat a tourné autour de l’éducation et de ses manques, dans une ville qui essaie de parer les manquements de l’Etat en donnant plus de chances de réussir aux élèves de sa ville. Plus précisément sur le soutien scolaire, l’idée étant de réunir des groupes de 13 élèves issus de quartiers dits « sensibles ».
Vaux-en-Velin : Luttons contre le défaitisme
« Un enfant issu de quartier n’a pas beaucoup de modèle de réussite et le plus souvent, il intègre le fait que la réussite, c’est pas pour lui.» C’est pour déjouer ces mécanismes d’auto-censures personnelles, intimes, et sociales, que Cécile Casey, 34 ans, s’est engagée à l’Afev. Avec la venue des marcheurs à Vaux-en-Velin, c’est l’occasion pour elle de dire qu’elle «se reconnait dans ces valeurs de solidarités». Avec l’Afev, aussi, elle veut «faire tomber les barrières».
Strasbourg : De l’éducation à l’information au service de l’émancipation
Et pour cause, l’éducateur strasbourgeois préside la CSF Meinau (Confédération Syndicale des Familles du quartier La Meinau), la PAM (structure d’éducateurs spécialisés dans la prévention) ainsi que l’association Bulle et Loisir (association aidant dans leurs démarches les familles monoparentales). Sans compter les activités de Solidarité Internationale Afrique (association qui organise des chantiers humanitaires tels que des potages communautaires). Oui, c’est juste ça l’agenda du représentant de La Maison des Potes de Strasbourg : des pages noircies par des réalisations monumentales.
Saint-Etienne : une Maison des Potes construite par un autodidacte
« A la base, ma formation, c'est la comptabilité ». Mais très vite, Hamza se tourne vers l'animation, il veut toucher à tout ce qui tourne autour de l'aspect éducatif. Il veut lutter contre tout phénomène de ghetthoïsation. Pour ça, il enchaîne les BAFA et les autres formations qui mènent à la direction de centre d'animation.
Rive-de-Gier : Le centre social et culturel responsabilise son public jeune
Rive-de-Gier ? Vincent est né ici. Il vient du quartier Grande Cité "Grand Pont", c'est bien périphéré comme il dit. « Je connais pas mal la rue » et toute cette vallée industrielle engouffrée entre Lyon et Saint-Etienne, une friche industrielle au passé ouvrier, délaissée depuis le début du XXème siècle, et avec un taux de chômage énorme.
Paris : On fait le Bilan.
Depuis début novembre, les « Marcheurs pour l’Égalité » ont parcouru les quartiers populaires de l’héxagone… C’est ainsi que Lucas, Olivia, Julien, Leila, Slimane, Maxime, Christine, Ahmed, Nadjib et Samuel ont recueilli la parole, les propositions de ceux qui, comme nous, portent un regard vivant et citoyen sur le quotidien dans les quartiers.
Lunéville : l'association aux deux regards
C’est du local, et c’est de l’horizon ! L’association Pot’entiel est née de la fusion de deux structures. Une issue du mouvement SOS Racisme, et l’autre d’un mouvement de solidarité vers la Roumanie. Du coup, depuis la fin des années 80, l’association a deux horizons : un proche, un lointain. Pour le local, l’association présidée par Mohamed Benchaabane, « un vieux d’la vieille », a pour activité principale une friperie sociale.
Besançon : Le pari intergénérationnel
« On avait prévu une vingtaine de personnes et plus de trente sont venus. » Said Mechai considère cela comme une victoire. Avec raison. « Il y avait des gens de tous bords. Des jeunes des quartiers, des éducateurs, des animateurs, des gens qui bossent à la sécu. Chacun a pu poser ses questions. Ҫa a été très riche. »
Dijon : Massar N'Diaye, le Kennedy de Dijon
Si un prix Kennedy des quartiers existait, il lui serait décerné sans problème. Massar N'Diaye a dans son discours ce côté « Ne vous demandez pas ce que l'Etat peut faire pour vous, mais demandez-vous plutôt ce que vous, vous pouvez faire pour... sortir de cet état ». Il le dit lui-même : « On attend toujours des autres ce qu'on peut faire nous mêmes » Son volontarisme écarte l'assistanat, et invite à la prise en charge personnelle de son propre destin, de sa propre légende.









