Le tri ethnique ne s’arrête pas aux portes des prisons

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Vendredi, 10 Janvier, 2014
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« Bloc A pour les «Occidentaux», bloc B pour les «Africains», bloc C pour les «Maghrébins» et Bloc D pour les asiatiques et «reste du monde». C’est ainsi [qu’étaient] répartis des détenus à la prison de la Santé, à Paris » avait dénoncé le vice-président de SOS-Racisme en déposant plainte, en juillet 2000.

« Cela fait des années que cet état de fait est connu. On les sépare, dit-on, pour des raisons de sécurité » déclarait Marie LAURAS, déléguée du SNEPAP/FSU (syndicat national des personnels de l’administration pénitentiaire) a confirmé l’existence de ces blocs. Michel Flauder, nous livre l’histoire de ce Maghrébin de 25 ans, né en France, incarcéré avec une personne débarquant du Maghreb, ou de ces Antillais qui dépendent du bloc des «Africains».

 

Selon l’administration pénitentiaire, cette distribution des prisonniers n’aurait rien de systématique et permettrait, en outre, d’améliorer les conditions de détention. Par exemple, un étranger non francophone préférera peut-être se retrouver avec un codétenu qui parle sa langue et partage les mêmes pratiques culturelles.

 

Cette présomption démontre le dramatique schéma intellectuel des responsables pénitentiaires : en créant des blocs ethniques, «on érige comme principe que les personnes d’origines ethniques différentes ne peuvent pas se mélanger et on favorise la formation de bandes ethniques qui, au départ, n’existaient pas, alors qu’on essaie d’éviter cela dans les cités, déplore Samuel Thomas. En tout cas, ce n’est pas les préparer à une intégration future», ajoute t-il.

 

Un rapport du comité de prévention de la torture (CPT) a constaté des conditions de détention différentes selon les blocs, les Africains et les Maghrébins sont plus nombreux que les Européens dans des cellules plus insalubres.

 

«Le tri est donc bien effectué selon la couleur de la peau et c’est intolérable», estime Me Dominique Tricaud, avocat de SOS Racisme. Feu le sénateur Michel Dreyfus-Schmidt (PS) avait posé une question écrite au garde des Sceaux sur ce sujet: «Il est constitutionnellement inacceptable que ce système de tri soit reconnu officiellement» partageant l’indignation des associations antiraciste.

 

Néanmoins, la justice n’a pas reconnu de discriminations entre les détenus même si elle reconnaît que le tri ethnique opéré au sein de la prison de la Santé porte atteinte aux valeurs républicaines.

 

Devant la chambre de l’Instruction, la direction de la prison a annoncé la fin du tri ethnique des détenus. Le 24 juillet 2003, le non lieu a été confirmé.

 

Lamia Dzanouni

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