Les faits :
Les
requérants étaient des enfants tchèques d’origine rom, âgés
de neuf à 15 ans, qui avaient été placés, entre 1996 et 1999, dans des « écoles spéciales » destinées aux enfants présentant des déficiences mentales.
Leur situation n’avait rien d’exceptionnel. En 1999, la probabilité qu'un
enfant rom soit placé dans une « école spéciale » était 27 fois plus élevée que dans le cas d’un enfant non
rom.
Dans cette affaire, les requérants contestaient le nombre disproportionné d’enfants roms en République tchèque considérés comme ayant besoin d’une éducation spécialisée et leur ségrégation dans des écoles destinées à des enfants présentant de « légères déficiences mentales ».