Lyon 1er pour l'Égalité le 22 novembre 2021

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Lundi, 22 Novembre, 2021
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Yasmine Bouagga, maire du 1er arrondissement de Lyon

 

Les marcheurs de l’égalité sont venus à la rencontre du 1er arrondissement de Lyon en visioconférence le lundi 22 novembre 2021 dans le cadre de leur Tour de France de l'Égalité annuel.

Les participants de la Maison des Potes étaient Samuel Thomas, délégué général de la Fédération Nationale des Maisons des Potes, Clara Hodemon, juriste, Abdoulaye Dia, médiateur social, Ibrahima Coulibaly, élève-avocat, Maya Ourari, élève-avocate et Romane Menacer, chargée de communication.

Les participants à la réunion hors Maison des Potes étaient Yasmine Bouagga, maire du 1er arrondissement de Lyon (secteur hypercentre et pentes de la Croix-Rousse, Betty Revel, pilote de la commission éducation à la LICRA AURA et Aissata Bass, membre de l’association Africa 50.

Plus tôt dans la journée, une autre visioconférence pour Lyon, et plus particulièrement sur le 7ème arrondissement, avait eu lieu avec notamment l’adjointe Aurélie Griès, déléguée à la vie associative, à la petite enfance et à la promotion de la santé.

Yasmine Bouagga démarre en expliquant que le 1er arrondissement de Lyon est un territoire militant qui a vu naître, en lien avec les banlieues populaires, les mouvements de marche pour l’égalité et contre le racisme. Historiquement, l’hypercentre est un quartier populaire d’accueil des populations migrantes venues d’abord d’Italie, puis plus tard d’Afrique du Nord, à la fois de travailleurs migrants et aussi de « rapatriés ». C’est également dans le 1er arrondissement qu’est né le groupe de musique "Carte de séjour" mené par Rachid Taha.

Samuel Thomas rappelle les objectifs du 21 mars que la Maison des Potes souhaite voir mettre en place les villes par lesquelles le Tour de France de l’Egalité a lieu. Il évoque les idées de conférence, de concert, de manifestation de rue ou encore d’une multiplicité d’actions en simultané dans différents endroits de la ville lors de la journée du 21 mars. Il parle notamment de l’universitaire et maître de conférences à l’IEP de Lyon Philippe Corcuff ainsi que le bureau d’études ISM CORUM basé à Lyon. Il rappelle qu’au-delà de toucher les « intellectuels » et les personnes déjà sensibles à la cause, il est aussi nécessaire de toucher les jeunes, qui s’étaient fortement mobilisés lors de l’affaire George Floyd aux États-Unis, de l’affaire Adama Traoré en France, et du mouvement Black Lives Matter qui s’en était suivi et qui avait pris une ampleur internationale.

Yasmine Bouagga explique qu’en plus d’ISM CORUM il existe aussi le réseau TRACE qui est un réseau sur les mémoires des migrations et qui organise une biennale des migrations tous les 2 ans (l’année où ce n’est pas la biennale, un festival Images Migrantes a lieu. TRACE étant un réseau, c’est une tête de pont vers d’autres associations. Elle raconte qu’il y a aussi beaucoup de collectifs informels de riposte, par exemple des collectifs anarchistes et antifascistes présents dans les pentes. Elle rappelle aussi que le groupuscule Génération identitaire est aussi fortement implantée dans certains lieux de Lyon.

Yasmina Bouagga poursuit sur la mobilisation de la jeunesse et dit que les thématiques d’égalité et de lutte contre le racisme et l’antisémitisme sont très importantes pour les équipes enseignantes des établissements du territoire. Une implication particulière est faite dans les événements de commémoration notamment concernant les persécutions qu’ont subi les juifs durant la Seconde guerre mondiale, notamment la rafle de la rue Sainte-Catherine qui a eu lieu dans le 1er arrondissement de Lyon et qui fait aujourd’hui l’objet d’un temps de commémoration important tous les ans. Des moments de dépose de plaques ont également lieu et sont l’occasion de transmission de la mémoire aux élèves.

Une forte mobilisation existe également pour les jeunes migrants et se traduit par des collectifs de parents d’élèves qui aident les campements et les squats de jeunes migrants, d’accueil dans les filières professionnelles des lycées professionnels. Une mobilisation est donc déjà là dans le 1er arrondissement et pourrait être fédératrice d’un ou de plusieurs événements lors de la journée du 21 mars.

Aissata Bass de l’association Africa 50 prend la parole pour se présenter et présenter plusieurs actions que réalise l’association tous les ans comme la commémoration pour les tirailleurs africains à la nécropole nationale de la Doua, le Mandela Day, la commémoration liée à l’abolition de l’esclavage, la semaine de la gastronomie africaine, une biennale du Festival International des Littératures Africaines, Caribéennes et de l’Océan Indien, l'organisation de la journée de la femme, etc. Une bibliothèque dédiée aux enfants et aux adultes afro descendants est également présente dans les locaux d’Africa 50. L’association Africa 50 fait partie du réseau TRACE et fait partie du conseil d’administration du réseau TRACE.

De son côté, Betty Revel raconte que la première mission de la LICRA AURA est l’accueil des plaignants, l’écoute et l’accompagnement jusqu’à, éventuellement, une action judiciaire. Une dizaine d’avocats sur Lyon travaillent bénévolement pour la LICRA AURA.

L’un des axes forts de la LICRA AURA est l’éducation. Suite à la signature de la convention avec le Ministère de l’Education nationale au niveau national, la LICRA AURA peut intervenir, à la demande des chefs d’établissements, que ce soit en primaire, au collège, au lycée, à l’université, en école publique ou privée, pour venir dialoguer avec les élèves sur les dégâts que font le racisme et l’antisémitisme dans la société. La LICRA AURA souhaite notamment intervenir dans des villes où le Rassemblement National a fait un bon score lors des dernières élections car c’est important pour l’association de promouvoir l’éveil à l’esprit républicain et la citoyenneté. La LICRA AURA fait en moyenne 130 interventions par an et rencontre entre 3500 et 4000 élèves chaque année. Un rapport d’activité des interventions de la LICRA AURA est établi chaque année et est transmis au recteur ou à la rectrice.  

La LICRA AURA œuvre aussi pour la lutte contre les discriminations au travers du sport, notamment lors des Tournois de la fraternité, au travers de la culture, avec le dispositif « Dessine et débats », avec des pièces labellisées par la LICRA afin que les enseignements puissent s’en saisir et faire des projets de réflexion avec leurs équipes.

Betty Revel explique également que la LICRA AURA a signé une convention avec la ville de Vaulx-en-Velin sur l’axe de la lutte contre les discriminations, qu’elle soit raciste, antisémite, LGBT, etc. La LICRA AURA travaille aussi avec le réseau TRACE et elle possède des expositions qui permettent de travailler sur les mémoires des différentes migrations.  

Yasmine Bouagga reprend la parole en expliquant qu’une consultation citoyenne avait été ouverte sur les dénominations de noms de rue, d’où est notamment ressorti le nom de Solitude.

Betty Revel évoque l’association SINGA, association et mouvement citoyen international. Aissata explique qu’effectivement elle était dans le comité de pilotage de Lyon Street Food Festival, et l’association SINGA y était également. Aissata Bass poursuit en expliquant que le CCVA Lyon-Villeurbanne possède un panel associatif.

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