Bobigny pour l'Égalité le 2 juillet 2021

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Vendredi, 2 Juillet, 2021
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Claire Dupoizat, maire-adjointe à Bobigny chargée de la culture et de l'égalité entre les femmes et les hommes. 

 

Les marcheurs de l’égalité se sont rendus dans la ville de Bobigny en visioconférence le 2 juillet 2021 dans le cadre de leur Grand Paris de l'Égalité annuel.

 

Durant cette visioconférence, ils ont pu échanger avec Claire Dupoizat, maire-adjointe à Bobigny chargée de la culture, de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre toutes les discriminations.

Tout d’abord, Claire Dupoizat explique que, parmi les 17 propositions, certaines sont déjà mises en œuvre à Bobigny, d’autres qui pourraient être appliquées et, pour d’autres encore, elles seront plus difficiles à mettre en place.

L’équipe de la Maison des Potes débute la visioconférence en étayant la 1e proposition qui porte sur la célébration du 21 mars. Samuel Thomas fait un rapide rappel historique des faits ayant amené à l’instauration d’une journée mondiale pour l’élimination de la discrimination raciale en 1972 en France. Cela fera donc 50 ans en 2022 que la loi Pleven sur cette célébration aura été votée.

Claire Dupoizat explique qu’elle est justement en pleine période de réflexion sur le calendrier des événements de l’année 2022, et qu’elle avait notamment noté la célébration du 21 mars dans le cadre de l’égalité femme-homme.

Les marcheurs expliquent que plusieurs communes leur ont dit qu’ils célébraient déjà d’autres dates en rapport avec l’antiracisme, ce que la Maison des Potes salue, mais justement, le 21 mars est LA journée permettant d’unifier tous les types d’antiracisme. De plus, le 21 mars s’articule dans la semaine nationale d’éducation contre le racisme, se déroulant chaque année au mois de mars. La DILCRAH est censée financer, soutenir et promouvoir les actions ayant lieu durant cette semaine d’éducation.

La Maison des Potes demande, en 2nde proposition, que les élus fassent en sorte que les centres sociaux, les MJC, les maisons de quartier, etc en somme toutes les structures qui peuvent dépendre de subventions municipales, soient mobilisées pour célébrer le 21 mars, mais aussi pendant toute l’année, au travers de la mise en œuvre d’un programme pédagogique d’éducation contre le racisme et les discriminations au sein des équipements municipaux qui s’occupent de la jeunesse.

Claire Dupoizat répond qu’il serait effectivement intéressant de mettre en œuvre cette proposition, mais qu’il faudrait peut-être que le maire-adjoint chargé de la jeunesse et son service soient présents pour répondre plus concrètement à cette revendication.

La Maison des Potes traite ensuite avec Claire Dupoizat la 4e proposition « Je m'engage à ouvrir une maison de la justice et du droit pour garantir à tous les justiciables de ma commune, notamment ceux victimes de délits racistes et sexistes, les conseils d'un avocat mis à disposition par la municipalité. » Claire Dupoizat explique qu’il n’y avait plus de permanence juridique, plus d’écrivain public lors de la mandature du précédent maire et que la nouvelle mandature est en train de remettre des dispositifs en place. La mairie de Bobigny a également un projet de maison des solidarités qui va bientôt voir le jour et va notamment être gérée par des associations. Le maire-adjoint à la vie associative Ranjit Singh serait la personne la mieux qualifiée pour développer cet axe. Claire Dupoizat explique que bien qu’elle soit 2e maire-adjointe à Bobigny, elle n’a pas de service ou de chargé de mission pour l’épauler et appuyer toutes les démarches qu’elle souhaiterait engager, c’est donc beaucoup de travail à mener seule. Elle déplore avoir déjà peiné pendant 1 an pour trouver un chargé de mission sur l’égalité femmes-hommes et craint qu’il soit autant voire plus difficile encore de trouver un chargé de mission lutte contre les discriminations. Samuel Thomas lui transmet l’information qu’à l’université de Paris 8 un Master « Diversités et discriminations » existe et qu’il pourrait être intéressant de recruter un chargé de mission issu de cette formation par exemple.

La Maison des Potes demande si, pour le moment, à défaut d’un avocat ou d’un juriste pour tenir des permanences, il y aurait des personnes type travailleurs sociaux, membres du CCAS, etc pour écouter et soutenir psychologiquement les victimes de discriminations, avant même de demander une quelconque preuve de discrimination. Claire Dupoizat explique que cet accompagnement psychologique nécessite des formations, ne serait-ce que pour savoir comment accueillir la parole de ces personnes discriminées. Elle poursuit sur le fait qu’il faudrait trouver un référent pour la lutte contre les discriminations, contre les violences faites aux femmes, pour l’égalité femmes-hommes, etc.  

Les marcheurs font le constat que beaucoup de municipalités leur disent ne jamais recevoir de plainte de victimes de discriminations. Dès lors, la Maison des Potes propose de réaliser un diagnostic, une enquête auprès de la population en interrogeant un échantillon de personnes de la ville concernée en leur posant plusieurs questions en rapport avec les discriminations dans la ville où elles vivent. Ces enquêtes permettraient de mettre en lumière les situations, les problèmes auxquels sont confrontées des personnes, comme par exemple le fait qu’elles aient été discriminées mais qu’elles n’en aient pas la preuve. Ainsi, cela impliquerait l’utilité de réaliser des opérations de testing, par exemple.

La réalisation d’opérations de testing est d’ailleurs la proposition n°3 de la Maison des Potes « Je m'engage à soutenir financièrement la réalisation d'opérations de testings à l'embauche, au stage, et au logement par la mission locale de ma commune ou par toute association antiraciste, pour combattre les discriminations en fonction notamment de l'origine et du sexe. » La Maison des Potes défend le fait qu’il serait intéressant que ce soient les missions locales qui réalisent les opérations de testing, et ce pour plusieurs raisons : elle reçoit des signalements de la part des jeunes et elle a de nombreux CV réels à disposition au lieu d’avoir à créer deux CV fictifs pour évaluer de la discrimination entre deux personnes. Samuel Thomas rappelle qu’il est important que les agents de mission locale qui vont dénoncer des faits de discrimination se sentent soutenus par la mairie, mairie qui doit lui confirmer que ces dénonciations ne leur coûteront pas leur poste. Claire Dupoizat est d’accord pour s’engager sur cette revendication. La Maison des Potes explique également que des membres de la mairie comme le maire, Claire Dupoizat elle-même etc peuvent signaler eux-mêmes des actes de discriminations et être plaignants en amenant les résultats du testing, afin que le procureur considère qu’il y a matière à poursuivre, même si la victime n’est pas plaignante. Même si au départ les victimes ne sont pas les plaignantes, comme c’est parfois le cas pour les mineurs, elles peuvent ensuite se constituer partie civile lorsque le procès a lieu.

L'échange se poursuit ensuite sur la proposition n°5 « Je m'engage à mettre en place l'anonymisation des candidatures à l'embauche pour les emplois proposés par la municipalité (le « CV anonyme ») pour que la sélection repose uniquement sur la base des diplômes et de l'expérience. » Claire Dupoizat ne peut pas s’engager là-dessus durant la visioconférence mais est intéressée par la proposition, d’autant plus que le maire actuel Abdel Sadi s’était engagé à mettre cette revendication en place s’il était élu durant les élections municipales de 2020.

Est ensuite évoquée la revendication n°6 « Je m’engage à mettre en place l’action SOS Stage (www.sos-stage.fr) pour permettre l’accès à des stages qualifiants sans discrimination aux lycéens en CAP et Bac Pro. » La Maison des Potes propose qu’un adulte-relai d’une association ou une autre structure de Bobigny se fasse le référent du dispositif SOS Stage dans la ville pour intervenir dans des lycées. La Maison des Potes propose également que les élus influents dans le monde des entreprises les incitent à être accueillantes avec les jeunes.

Sur la proposition n°9 « Je m'engage à mettre en place l'anonymisation des candidatures au logement social pour combattre les discriminations, les ségrégations territoriales et le clientélisme. » Cette proposition correspondrait davantage à la délégation du 1er adjoint au maire de Bobigny José Moury puisqu’il est 14e vice-président à Est Ensemble chargé de l’habitat, du renouvellement urbain, de la lutte contre le logement indigne et de l’encadrement des loyers.  

Sur la proposition n°10 « Je m'engage à épauler les demandeurs de titre de séjour dans leurs démarches juridiques pour permettre notamment la régularisation des travailleurs sans-papiers afin qu'ils bénéficient des mêmes droits et rémunérations que les travailleurs européens. » Claire Dupoizat explique que c’est en cours, la municipalité pousse la préfecture mais peine à se faire entendre.

Sur la proposition n°11 « Je m'engage à soutenir l'implantation sur ma commune d’un centre d'accueil et d'hébergement pour les demandeurs d'asile, les migrants et les sans logis. » Claire Dupoizat raconte que, durant la pandémie de covid et les confinements, plusieurs de leurs hôtels ont été transformés en hôtels sociaux où des mineurs, des mineurs isolés, des familles migrantes, etc ont été logés. La mairie a bien pris conscience de leur situation et des choses vont être mises en place.

Sur la proposition n°13 « Je m'engage à ouvrir sur ma commune un centre d'accueil et d'hébergement pour les femmes victimes de violences. » A Bobigny, il y a la convention « Un toit pour elle » comme plusieurs villes de Seine-Saint-Denis. De plus, la ville travaille beaucoup avec l’Observatoire et les associations telles que SOS Femmes 93 donc elle n’a pas de centre d’accueil, mais il existe une crèche qui est également un lieu d’accueil pour les femmes seules avec leurs enfants.

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