Bagnolet pour l'Égalité le 27 mai 2021

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Jeudi, 27 Mai, 2021
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(De haut en bas) :

Câline Trbic, conseillère municipale à Bagnolet chargée de l'égalité femmes-hommes et de la lutte contre les discriminations

Brigitte Delaperelle, conseillère municipale à Bagnolet chargée du handicap et de l'accès aux droits 

Daouda Keita, conseiller municipal à Bagnolet chargé de la coopération internationale et de la solidarité avec les populations migrantes

Elhame Chair, maire-adjointe à Bagnolet chargée des solidarités et des affaires sociales

 

Les marcheurs de l’égalité sont venus à la rencontre de la ville de Bagnolet en visioconférence le 27 mai 2021 dans le cadre du Grand Paris de l'Égalité annuel.

Étaient présents à cette réunion Câline Trbic, conseillère municipale déléguée à l’égalité femmes-hommes et à la lutte contre les discriminations, Brigitte Delaperelle, conseillère municipale déléguée au handicap et à l’accès aux droits, Daouda Keita, conseiller municipal délégué à la coopération internationale et à la solidarité avec les populations migrantes et représentant de l’ANVITA de Bagnolet et Elhame Chair, maire-adjointe déléguée aux solidarités et aux affaires sociales.

Câline Trbic nous explique que, comme beaucoup de dates étaient à célébrer sur ce mois de mars 2021, la mairie a fait le choix de mettre en place un « Mois guerrier contre les discriminations ». Malgré plusieurs annulations d’activités liées au covid, il y a tout de même eu des conférences, des ateliers de chant, 4-5 expositions dans la ville portant sur les discriminations au sens large : égalité femme-homme par rapport au 8 mars, luttes antiracistes et antidiscriminations. Câline Trbic trouve qu’il est tout de même intéressant de réaliser un événement propre pour la journée du 21 mars et se dit prête à faire quelque chose de spécifique en 2022 pour le 21 mars, toujours dans le cadre du « Mois guerrier contre les discriminations ».

L’équipe des marcheurs de l’égalité rappelle qu’en 2022 sera célébré le cinquantenaire de la Loi Pleven sur la célébration du 21 mars comme journée de l’élimination de la discrimination raciale. Elle explique aussi que le 21 mars s’articule autour de la semaine nationale d’éducation contre le racisme décrétée par l’Éducation nationale en 1988. Elle rappelle que de nos jours l’extrême droite fait des percées extraordinaires au sein de la jeunesse. Samuel Thomas prend l’exemple d’Elbeuf qui organise la Fête de l’Afrique. L’idée peut aussi être de promouvoir les actions portées par les associations, ainsi, les marcheurs insufflent à la mairie de Bagnolet l’idée de lancer un appel à projet pour 2022 en accordant une subvention à une/des association.s qui organiseraient un événement important pour le 21 mars et que la municipalité fasse ensuite la communication des événements prévus pour cette journée.

La seconde proposition repose sur le développement, dans les centres de loisirs et les structures de jeunesse, d’un programme pédagogique d’enseignement de la laïcité et de lutte contre le racisme. La mairie est intéressée mais ne peut pas tout de suite statuer dessus, elle doit notamment en parler avec les premiers concernés que sont les enfants, les parents, les directeurs des centres de quartier. L’équipe des marcheurs explique à la mairie que dans d’autres villes visitées durant le Grand Paris, celles qui sont intéressées par cette proposition trouvent que sa mise en œuvre passe par la formation des acteurs qui travaillent pour le compte de la municipalité. Les marcheurs proposent donc aux élus de Bagnolet de leur transmettre les méthodes, les outils pédagogiques déjà utilisées par ces villes qui ont mis la 2e proposition en place afin d’aider Bagnolet à la mettre en place à son tour.

La troisième proposition a pour but de soutenir financièrement la réalisation d’opérations de testings à l’embauche, au stage, et au logement par la mission locale de ma commune ou par toute association antiraciste, pour combattre les discriminations en fonction notamment de l'origine et du sexe. Les marcheurs expliquent que lorsqu’ils ont fait étape à Montfermeil, la conseillère municipale d’opposition Dominique Dellac leur a confié qu’un baromètre avait été mis en œuvre en Seine-Saint-Denis sur le ressenti des habitants par rapport aux discriminations, et que les résultats étaient effarants. Dans le même temps, le parquet de Bobigny explique qu’il ne reçoit pas de plaintes de personnes qui se seraient manifestées auprès de la justice pour dire qu’elles ont été confrontées à un acte de discrimination. L’idée est donc que des signalements se transforment en plainte, et pour cela, il faut aller chercher la preuve. La preuve peut être récupérée grâce à la méthodologie du testing. Les marcheurs de l’égalité souhaitent donc former un maximum de personnes possibles à cette méthodologie, et impliquer le plus de gens/structures possibles, dans cette méthode, comme notamment les missions locales en ce qui concerne le testing pour la discrimination à l’embauche.

Câline Trbic est intéressée par cette proposition, mais ne peut pas s’engager dessus aujourd’hui car elle doit en discuter avec les différents élus. Elhame Chair explique que la Mission Locale n’a pas reçu de retour négatif de personnes se plaignant d’être victimes de discrimination, et qu’elle ne reçoit que des retours positifs. Samuel Thomas explique qu’il est important aussi que la mairie et l’élue en charge de la Mission Locale rassurent les agents de Mission Locale sur le fait qu’ils seront soutenus par la mairie s’ils dénoncent des actes de discrimination car il y a souvent appréhension à dénoncer de la discrimination.

Sur la 4e proposition « Je m'engage à ouvrir une maison de la justice et du droit pour garantir à tous les justiciables de ma commune, notamment ceux victimes de délits racistes et sexistes, les conseils d'un avocat mis à disposition par la municipalité. Brigitte Delaperelle explique qu’il y a un avocat du Barreau de Paris qui fait une permanence une fois par semaine à Bagnolet pour recevoir les gens, les orienter. Il faudrait se mettre en relation avec l’avocat. Brigitte Delaperelle est favorable à étudier un aspect plus spécifique des discriminations par le biais de l’installation d’une « maison » ou d’un service.

Sur la 5e proposition « Je m'engage à mettre en place l'anonymisation des candidatures à l'embauche pour les emplois proposés par la municipalité (le « CV anonyme ») pour que la sélection repose uniquement sur la base des diplômes et de l'expérience. » En effet, selon les marcheurs de l’égalité, pour que le CV anonyme se généralise au moins au niveau local, il faut déjà que la mairie montre l’exemple en l’utilisant elle-même. Câline Trbic explique que cela n’est pas du ressort des adjoints et conseillers municipaux mais plutôt du maire et de la DRH.

Sur la 6e proposition « Je m’engage à mettre en place l’action SOS Stage (www.sos-stage.fr) pour permettre l’accès à des stages qualifiants sans discrimination aux lycéens en CAP et Bac Pro. » Câline Trbic explique que les élus en présence ne sont pas en capacité de répondre et qu’il faudrait plutôt se tourner pour cette proposition vers Manon Chrétien, conseillère municipale chargée de l’emploi, de l’insertion et de la formation à Bagnolet.

La mairie de Bagnolet est d’accord sur la proposition n°8 « Je m’engage à refuser toute discrimination contre les étrangers dans les recrutements des employés municipaux pour soutenir l’ouverture des emplois publics aux extracommunautaires. »

Sur la proposition n°9 « Je m'engage à mettre en place l'anonymisation des candidatures au logement social pour combattre les discriminations, les ségrégations territoriales et le clientélisme. » Câline Trbic explique que l’attribution des logements sociaux est déjà complètement anonyme depuis le 1er mandat du maire actuel Tony Di Martino. L’attribution des logements sociaux est conditionnée par un barème constitué de points (ancienneté, situation financière, situation familiale, …). Brigitte Delaperelle est d’ailleurs membre de la Commission Attribution Logement (CAL) et confirme les dires de Câline Trbic. Samuel Thomas explique que le travail déjà réalisé par Bagnolet sur ce sujet est honorable, mais il explique que la CAL tranche sur des dossiers qui ont déjà été sélectionnés en amont. Par conséquent, la FNDMP souhaite convaincre de passer à une anonymisation dès le processus de traitement des dossiers par les bailleurs.

Brigitte Delaperelle explique que les commissions d’attributions logements des villes faisant partie d’Est Ensemble, comme c’est le cas pour Bagnolet, vont être centralisées. En plus d’éviter les discriminations, les choix seront informatisés, c’est-à-dire que le dossier aura un certain nombre de points, et les gens pourront consulter leur emplacement sur la liste des demandeurs de logements sociaux. Cela mettra aussi fin au clientélisme et au fait que les municipalités et les bailleurs sociaux ne feront plus ce travail « dans leur coin » et qu'il y aura aussi une neutralité d’obtention.

Sur la 10e proposition « Je m'engage à épauler les demandeurs de titre de séjour dans leurs démarches juridiques pour permettre notamment la régularisation des travailleurs sans papiers afin qu'ils bénéficient des mêmes droits et rémunérations que les travailleurs européens. » Daouda Keita explique que la commune de Bagnolet accueille actuellement une soixantaine de migrants qui ont été hébergés et qui ont passé environ 6 ans à être « trimballés » entre la commune de Montreuil, la commune de Bagnolet et la commune des Lilas. En 2019, le maire de Bagnolet Tony Di Martino a réquisitionné les anciens locaux de la CPAM de Bagnolet pour loger les migrants. Daouda Keita a contacté la préfecture dont le sous-préfet chargé de Bagnolet et la sous-préfète chargée de l’égalité des chances pour aider ces migrants dans le processus de régularisation, mais plusieurs problèmes se posent car ils ne sont pas tous dans la même situation : certains travaillent, certains ont des cartes de sécurité sociale, certains travaillent au noir, certains travaillent avec des papiers d’autres personnes, etc. La mairie de Bagnolet est donc en train de se faire aider par des associations d’avocats qui sont spécialisés dans les droits de régularisations des sans-papiers. En dehors de ces personnes-là, Daouda Keita reçoit aussi beaucoup de demandes de régularisation de titres de séjour parce que cela touche toutes les catégories de population.

La FNMDP demande à Daouda Keita si la ville de Bagnolet possède un conseil de résidents étrangers, et si non, s’il serait intéressé pour en mettre un en place. Daouda Keita explique qu’il n’y en a pas pour le moment mais que cela l’intéresse, il souhaiterait en savoir plus sur le sujet, notamment en étant mis en relation avec les élus de Pantin qui eux l’ont déjà mis en place dans leur ville.

Concernant la proposition n°13 « Je m'engage à ouvrir sur ma commune un centre d'accueil et d'hébergement pour les femmes victimes de violences. », Câline Trbic explique qu’il existe à Bagnolet une structure qui s’appelle « LAO POW’HER – Association FIT une femme un toit » qui est dédiée aux très jeunes femmes de moins de 25 ans et qui rayonne jusqu’à Paris intramuros. Avant le confinement, c’était une centaine de jeunes femmes qui venaient pour voir des éducateurs, des psychologues, des personnes qui font de la psycho esthétique, etc et après le confinement, dû au bouche-à-oreille, c’est désormais 400 femmes qui sont suivies dans cet établissement. Un centre d’hébergement d’urgence a également été créé dans un appart-hôtel avec une trentaine de chambres et qui est aidé par la ville par le biais d’une convention d’accord et un travail d’élargissement de leurs locaux est en train d’être fait.

Pour le point 14 « Je m'engage à ouvrir sur ma commune une crèche municipale pour réduire notamment les inégalités face à l'emploi dont sont victimes les mères de famille. » Câline Trbic confie qu’une crèche va être créée dans les mois à venir et une seconde d’ici 2 à 3 ans. La population de Bagnolet est en énorme croissance (+30% d’habitants) donc cela devient une nécessité. Elle rajoute qu'un début de dispositif en crèche sur l’éducation non genrée commence à être mis en œuvre dans la ville.

Pour la proposition 16, il existe un média de quartier à Bagnolet créé par l’AJDB (Association des jeunes pour le développement à Bagnolet) qui bénéficie de subventions de la ville et qui s’appelle « Bien vu ». Ce disoisitif a notamment un compte Instagram. Le média recommande des lectures, des expositions, fait des reportages, etc. De plus, la ville se fait le relai communication de leurs actions. La ville possède également une web radio qui se nomme "Web radio des Malassis" qui dépend également d’une association subventionnée par la ville.

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