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Amiens : Du hasard à l'action
« Une simple ballade au mois de septembre » comme elle dit, a changé sa vie. « C'était lors de la Journée des Associations à Compiègne ». Isabelle Hochard tombe par hasard sur une pétition : « 30 000 expulsions, c'est la honte! ». Elle la signe et... on la rappelle. Cette ancienne amienoise, émigrée dans l'Oise, doit revenir sur ses terres d'origine. Mission : y monter un comité régional. Elle a 23 ans.
Entre temps, elle suit les formations proposées par SOS pour « devenir une super militante ». Elle entame une capacité en droit, et en tenant des permanences, se spécialise dans le droit des étrangers. Et dans le coin, il y a du boulot. Enormement de cas de discrimination remontent : « Les gens viennent se plaindre, souvent au niveau de l'administration... », elle cite l'histoire survenue à l'Irish pub le Goodness, quartier Saint-Leu, où le 1er février 2008, trois policiers de la Brigade Anti-Criminalité y avaient tenu des propos nazis*...
L'avenir ? Isabelle le voit « en arc-en-ciel ! ». Elle se sent bien. La militante a tissé des liens avec des associations telles que L'Un et l'Autre ; et aussi avec des élus. Lors de la venue des marcheurs, Isabelle Hochard a pu leur présenter Maryse Lion-Lec. La 4ème Adjointe, chargée de l'Egalité des droits, s'est même montrée "emballée" par le projet SOS Stage et très concernée par le débat autour des femmes victimes de violences.
dolpi
*A l'heure où nous mettons sous presse, le verdict n'a pas été rendu (le procès a été ouvert le 22 mars).
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