Affaire Adecco-Restauration : Pourquoi une telle lenteur de la justice ?

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Lundi, 16 Août, 2010
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Après 8 années d’instruction, voilà qu’un juge d’instruction Parisien s’appretait à enterrer la plus grosse affaire de discrimination à l’embauche que SOS Racisme ait eu à traiter. Une question se posait : comment un juge d’instruction pouvait-il ignorer la somme des preuves de discrimination raciale et de fichage racial réunie dans ce dossier ?


Lors de l’enquête de nombreux permanents de l’agence ADECCO-Restauration avaient pourtant avoué avoir systématiquement procédé au fichage « racial » de plusieurs centaines d’intérimaires avec le code PR4 et avoir reçu l’ordre de leur hiérarchie d’obeir aux ordres des clients qui réclamaient des « BBR ». Par ailleurs, au point de départ, les preuves matérielles de ces infractions avaient été fournies par un huissier de Justice, et par un inspecteur du travail. Heureusement saisie par SOS Racisme la Cour d’Appel de la chambre de l’instruction de Paris a ordonné le 30 mars 2010 la poursuite de l’enquête contre ADECCO. Le Juge d’instruction a eu ainsi l’obligation de procéder à un certain nombre d’auditions et de confrontation.

Parmi les actes d’instruction réclamé par SOS Racisme au juge d’instruction, figure l’examen attentif d’un enregistrement des « aveux » de la directrice régionale d’ADECCO réalisé le 1er février 2001, en caméra cachée par une équipe de journaliste de France Télévision . Celle ci déclarait que le fichier saisi par l’Huissier de Justice était bien « un fichier des gens de couleur» qui avait été constitué parce qu»’il y a de nombreux clients qui n’en veulent pas» et qu’on ne va pas les envoyer au «Casse Pipe.

Outre l’obligation de prendre en compte tout type de preuve apporté par la partie civile, le juge d’instruction serait bienvenu d’examiner cet enregistrement réalisé à Paris par France 3, par respect et reconnaissance envers le caméraman de France 3 qui l’a tourné et qui n’est autre que Stéphane TAPONNIER.

Stéphane TAPONNIER est otage des talibans depuis neufs mois. Il a été enlevé avec Hervé Guesquière dans la province de Kapisa, dans l’ouest de l’Afghanistan le 30 décembre 2009 alors qu’il effectuait un reportage en caméra cachée pour le magazine « Pièce à conviction » de France 3.

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