Interview Tiken Jah Fakoly

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Vendredi, 23 Avril, 2010
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Dire que la France a donné l’indépendance aux pays africains est une insulte faite à nos parents qui se sont battus, au péril de leur vie, pour conquérir leur liberté...

 Nous, qui connaissons un peu ces pages d’histoire, nous pouvons dire que l’indépendance a été arrachée à l’occident et Sékou Touré en est un exemple. Lorsque ce leader politique a réclamé l’indépendance de la Guinée, il s’agissait bien d’une indépendance politique et économique et ça, la France ne l’a pas digérée. Alors que la Guinée répondait « non » à De Gaulle et au colonialisme français, les années qui suivirent le referendum de 58 furent des années de calvaire pour le peuple guinéen et son chef de file. Effectivement, tous les pays africains qui ont suivi la France se sont développés et ont connu un essor économique mais à quel prix...? Je fais parti des africains qui pensent que l’Afrique n’est pas indépendante parce que chaque chef d’état a plutôt intérêt à être proche de la France s’il ne veut pas sombrer.

Le problème en Afrique, c’est qu’on ne nous enseigne pas notre histoire, on préfère nous parler des différentes guerres qui se sont passées en Europe. Il faut savoir qu’au lendemain des indépendances, les premiers programmes scolaires africains étaient dictés par les occidentaux ; il est donc évident que la vérité était biaisée dès le début. Des générations ont été formatées sous ce modèle là, ce qui fait que la jeunesse africaine n’a aucune connaissance de son histoire puisqu’on lui cache. J’ai été scolarisé jusqu’au collège, mon programme d’histoire  n’a jamais mis l’accent sur comment les indépendances africaines ont été acquises… Aucunes traces des combats qui ont été menés et nulles traces des héros qui ont lutté contre le colonialisme. De ce fait, les conséquences sur la jeunesse sont telles que pour le jeune africain, la France demeure le maître, le chef. On ne leur a pas expliqué que des combats féroces ont existé contre l’empire colonial ; il en découle donc une jeunesse molle qui attend, en silence, que les choses se passent, spectatrice d’un destin fataliste et c’est grave ! Dans ce contexte, quel avenir préparons-nous pour nos enfants et nos petits enfants si aucune conscience n’émerge ?

Il n’y a que depuis quelques années que les programmes scolaires sont rédigés par des intellectuels et historiens africains, mais il faudrait que cette initiative soit plus largement accompagnée pour que les mentalités évoluent, pour que les peuples africains soient maîtres de leur passé pour mieux aiguiser leurs regards et leurs ambitions pour le présent et leur futur. Nous avons besoin d’enseigner en Afrique l’histoire de nos ancêtres et de leurs combats, l’histoire de nos civilisations et de nos empires pour que les africains prennent conscience qu’ils ne sont ni des sous- hommes ni nés esclaves malgré la traite négrière. Ce manque de connaissance historique entretient le complexe d’infériorité que vivent certains africains à l’égard de l’homme blanc et de l’occident.

 

Nadjib SELLALI

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