Malik Chibane : Cinéaste en banlieue

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Mercredi, 1 Août, 2012
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Depuis longtemps, on dépeint la banlieue comme un espace de non droit, alors que des talents s’exercent, c’est ce qu’essayait de démontrer Malik Chibane, un cinéaste en Banlieue, comme le dit le titre d’époque.

 

«La Tannina » est un restaurant associatif ouvert depuis plus d’un an. Mais il aura fallu 5 années pour voir le projet aboutir. « C’est l’idée des femmes qui, au bout d’un moment, aspiraient à faire autre chose que des ménages et de la garde d’enfants. Elles avaient envie de monter un projet à partir de ce qu’elles savaient faire : la cuisine », explique Hadjira, permanente de l’Association des Femmes des Francs Moissons (AFFM).

L’AFFM se bat sur ce terrain depuis une quinzaine d’années. Ses objectifs : l’insertion sociale et professionnelle des femmes. Pour cela, l’association dispense des secours d’alphabétisation, fait du soutien scolaire, donne des cours de cuisine, de gymnastique, organise des débats, etc.

Par-dessus tout, « c’est une histoire », et la continuité des personnes qui y militent le démontre. Le « noyau dur » des débuts est toujours présent, ce qui est rare dans ce genre d’association. C’est aussi ce qui lui confère d’association. C’est aussi ce qui lui confère aujourd’hui une forte assiste dans la cité, avec un réseau d’au moins 400 personnes.

Avant le restaurant déjà tous les vendredis, l’AFFL organisait des déjeuners. Pendant deux ans, ce furent les prémices de « la Tannina ». Puis les femmes ont voulu démontrer qu’elles étaient capables de s’investir dans un projet comme celui-là, même si elles ne maitrisent pas le français.

Elles sont sœurs et vivent en banlieue. L’une porte le voile, l’autre revendique son indépendance. Ils sont amis, vivent aussi en banlieue, et cherchent à s’en sortir…. C’est à travers ces quatre parcours, pas si atypiques que MALIK Chibane met en scène la banlieue dans ce second long métrage.

Après Hexagone, Malik Chibane récidive. Ce second film est avant tout une histoire de réussite sur fond de banlieue… Le malaise est toujours là, mais cette fois on le perçoit à travers le regard de quatre jeunes, et de leur famille.

Enfin des moyens !

S’il fallait chercher des points communs entre ces deux films, c’est certainement dans la justesse des propos le jeu d’acteur, l’humour, l’émotion, le rythme, l’ironie et la tendresse que l’on pourrait le trouver. Car pour le reste en deux ans, les trouver. Car pour le reste, en deux ans, les choses ont bien changé. Si le tournage est toujours aussi court, 28 jours cette fois, Malik Chibane a pu bénéficier d’un véritable budget grâce, notamment, à l’avance sur recette du Centre National de la Cinématographie (CNC), qu’il a d’ailleurs obtenu à l’unanimité du jury, et à l’incontournable pré achat de Canal Plus.

Un passionné de cinéma

Malik Chibane a voulu montrer que la banlieue ne rime pas forcément avec l’échec. A ce titre, il en est l’illustration vivante. Ce jeune Beur de Goussainville, passionné de cinéma, arrive sur un marché du travail en crise avec pour seul diplôme un CAP d’électricien…. C’est l’époque du chômage et de la galère (pendant quatre ans). Mais il veut s’en sortir et, avec quelques copain, il crée un association en 1985 : IDRISS, pour créer des solidarité mais surtout transformer le comportement des jeunes pour qu’ils soient davantage acteurs que spectateurs ». Mais Malik a toujours la même idée en tête : faire du « cinéma » des professionnels de la profession «. Non pas pour faire de «cinéma beur ». Et avec la sortie d’Hexagone et son succès, que Malik a d’ailleurs trop souvent tendance à sous-estimé, il va transformer l’essai en fondant une Société de production (sous la forme d’une SARL) : Alhambra Films. Il souhaite ainsi « promouvoir » la création cinématographique dans les cités et aider des jeunes accéder aux professions artistiques et techniques de l’audiovisuel ». C’est déjà en bonne voie ! Avec ce nouveau film, bien sûr, mais aussi avec la révélation d’un acteur comme Hakim Sahraoui, lui aussi issu de la banlieue, que l’on a pu découvrir dans Hexagone et qui confirme ses talents d’interprètes dans ce deuxièmes long métrage .Une réussite que devraient également connaitre les autres révélations de ce film, tant leur jeu est naturel, tendre et sincère. Comme quoi, en banlieue, on peut aussi réussir, même dans des milieux aussi fermés que peut l’être celui de cinéma une expérience à méditer !

La Rédaction

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