Laïcité et tolérance

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Mercredi, 1 Août, 2012
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Pote à Pote n°17, Octobre 1996

Depuis 1905, la loi garantit, par l'indépendance de l'état, la liberté de croyance. Un sujet souvent repris depuis la création de Pote à Pote et qui dénote, face à ceux qui verraient la Laicité comme outil de stigmatisation.

 

La loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat date de 1905. Cette rupture a permis de concrétiser le espérance de la révolution de 1789, l’Etat réalise son propre achèvement sans le secours de la religion et instaure la République. Dès lors, République et laïcité son indissociable, la laïcité est une question politique et non pas une question religieuse. La Constitution de 1958 a défini une laïcité plus tiède ; il n’y a plus réellement séparation entre l’Eglise et l’Etat à l’égard des églises.

 

Malgré l’affirmation que la France est une « République laïque », cette neutralité de la République oriente vers la liberté religieuse. La laïcité n’a plus pour objectif d’assurer l’indépendance de l’Etat à l’égard de la religion, mais la liberté de la religion grâce à la neutralité de l’Etat. La Constitution dit qu’elle « respecte toutes le croyance »... A partir de là il appartient au pouvoir poli- tique de veiller scrupuleusement au respect de laïcité. Il s’agit bien d’une question politique ; en cas de défaillance du pouvoir, du non-respect de l’esprit des lois, à nous de nous en prendre aux responsables. La République doit trouver sa propre autono- mie, le rayonnement de ses valeurs, sans les béquilles des religions...

 

La tolérance s’institue d’elle-même dans la République dès lors que le débat est ouvert. La tolérance est sans objet quand la vérité est connue avec certitude. Si un comptable se trompe dans ses calculs on ne saurait « tolérer » qu’il refuse de le corriger. Une fois l’erreur démontrée elle n’est plus un droit et n’en donne aucun : persévérer dans l’erreur n’est plus une errer mais une faute ! Aucun scientifique n’accepterait qu’on « tolère » ses erreurs, ni qu’on lui dicte ce qu’il doit penser. Pas d’autre contrainte pour lui que l’expérience et la raison. La vérité n’obéit pas, elle est libre et rend libre... Une science n’avance qu’en corrigeant ses erreurs ; on ne saurait lui demander de les tolérer... La tolérance ne vaut que contre soi et pour autrui. Tolérer, c’est prendre sur soi ; la tolérance qui prend sur autrui n’en est plus une.

 

La paradoxe de la tolérance, c’est que si l’on est d’une tolérance absolue, même en- vers les intolérants et qu’on ne défend pas la société tolérante contre leurs assauts, les tolérants seront anéantis et avec eux la tolérance !... (Pas de liberté pour les ennnemis de la liberté.) Tolérer Hitler, c’était se faire son complice. Quand on laisse se commettre une infamie, on la commet soi- même.... Plutôt la violence, la fureur, que la passivité devant l’horreur, que l’acceptation honteuse du pire. Une telle « tolérance » serait tolérance de l’atroce : atroce tolérance !...

 

S’il ne faut pas tout tolérer, puisque ce serait vouer la tolérance à sa perte, on ne saurait renoncer à toute tolérance vis-à-vis de ceux qui ne la respectent pas. La vérité n’obéit pas, elle est libre ; mais elle ne commande pas non plus et c’est en quoi nous sommes libres. S’il est vrai que nous mourrons, cela ne condamne pas la vie, ni ne justifie l’as- sassinat...La vérité s’impose à tous, mais n’impose rien ! L’idée est que l’individu seul A ce qui s’impose clairement à l’esprit (la raison), nous préférons le plus souvent les sentiments sur lesquels nous n’avons au- cune prise, aucun contrôle c’est ainsi, nous ne pouvons aucune prise, aucun contrôle... C’est ainsi, nous ne pouvons obliger tout le monde à respecter les même valeurs, ni à vivre des mêmes valeurs, ni à Vivre de la même façon ...

La tyrannie du vrai conduit à l’intégrisme, au totalitarisme.

 

Toutes les religions, donc la morale (fondée sur la vérité), donc Dieu, à l’Eglise! Hors de la vérité point de salut, hors de l’Eglise point de vérité ! Le dogmatisme qui pense « la valeur » comme »la vérité » aboutit à la bonne conscience, au rejet ou au mépris de l’autre – à l’intolérance. Jean Paul Il écrit dans « La splendeur de » la vérité » (Plon, page 95) : « ... Vérité »(Plon, page 95) /...Vérité établie par la loi divine, nomme universelle et objective de la moralité... » . Il n’y a donc pas de liberté ni en dehors de la vérité ni contre elle et comme la vérité ne dépend pas davantage.... Jean- Paul Il appelle cela : « La certitude réconfor- tante de la foi chrétienne » !... . Je préfère Nietzsche qui nous enseigne que ce sont les certitudes qui rendent fou et non pas le doute.....La certitude de la foi a conduit à l’inquisition qui heureusement n’est pas parvenue à effacer le « Aime, et fait ce que tu veux... » Du Christ.

 

La tolérance est une vertu minimum, ce n’est pas un idéal bien sûr, mais c’est mieux que rien, et bien sûr, mais c’est mieux que rien, et bien mieux que son contraire.

En attendant que les hommes puissent s’ai- mer, craignons que la barbarie du processus mondialisation-tribalisassions ne parvienne à broyer l’homme libre. Je me refuse à être réduit à un »producteur-consommateur ». Il faut armer l’homme libre. Je me refuse à être réduit à un « producteur-consom- mateur ».Il faut armer l’homme citoyen contre toutes les tentatives réductrices, il faut poursuivre le retomber en servitude, il faut poursuivre le chemin d’émancipation individuelle et collective. Il n’y a pas d’Eden à retrouver ; l’éthique laïque est idéal fondé sur l’homme pour une société humaine en perpétuel devenir. La laïcité qui fustige tous les cléricalismes n’est hostile à a aucune philosophie ou religion qui ne prétend pas à soumettre l’homme. Elle cultive l’anticipa- tion des rôle et des préjuges et tente d’ap- prendre à mieux se connaitre, s’accepter, sortir de la servitude de son intérieures. La conscience de notre mort nous ouvre le choix d’une voie personnelle, philosophique ou spirituelle qui offre plus de question que de réponses. La laïcité permet le débat où les convictions de chacun peuvent s’expri- mer librement dans un esprit de tolérance, de respect.

 

Nous assistons en cette fin de millénaire à la recrudescence de « systèmes tribalistes » qui nous jettent en pâture des certitudes, désignent des boucs émissaire, imposent par tous les moyens. La laïcité permet de tendre vers l’universel contre ce tribalisme, de travailler contre l’ignorance, le dogme et la superstition.

L’homme a besoin désormais de mythes, de rêve, de ses... La laïcité offre à la démo- cratie la dimension de la République. Elle oblige à aller au-delà du fait majoritaire. Elle est le moyen de la tolérance, du respect, dans les limites de libertés de chacun par rapports à l’autre

 

 

La rédaction

 


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